Cameroun : L’ICFESW déploie une élite de 160 volontaires pour transformer le paysage social des dix régions

 NKOLNDA, YAOUNDÉ – Sous le haut patronage du Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, le Centre National de REAMORCE a vibré au rythme d’une session d’imprégnation stratégique sans précédent. Du 20 au 25 avril 2026, l’Islamic Charity Foundation for Education and Social Welfare (ICFESW) a parachevé la formation de son nouveau bras séculier : 160 volontaires prêts à porter une vision de résilience nationale.

 Une mutation institutionnelle portée par une vision humaniste

L’histoire de l’ICFESW s’écrit depuis le 9 octobre 2018 avec une ambition claire : soulager la détresse des enfants victimes de terrorisme et des fléaux sociaux. Après une première phase d’ancrage réussie dans l’Extrême-Nord, marquée par la création d’orphelinats et de centres de formation, l’organisation change de dimension.

Monsieur Assamou Ayouba, chargé des programmes, explique cette genèse avec une précision chirurgicale : « Tout est parti de la mise en œuvre de la vision de l’ICFESW. Après cinq ans de mise en œuvre, l’évaluation a été jugée positive et l’organisation a pensé élargir sa cible. En dehors des orphelins, nous nous sommes dit qu’il y a la couche juvénile vulnérable, ces filles et garçons face au chômage, mais aussi les femmes, piliers des ménages. Il fallait les insérer dans notre nouvelle vision. »

 Un déploiement stratégique sur l’ensemble du triangle national

Pour soutenir ce passage à l’échelle, l’ICFESW quitte son périmètre initial pour couvrir les dix régions du Cameroun. Cette expansion territoriale s’appuie sur le Programme Intégré d’Éducation, de Formation, d’Insertion et de Bien-être Social, mis en œuvre avec l’appui institutionnel du Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (MINJEC).

La structuration du collectif de travail est une véritable ingénierie humaine :

 Une Coordination Nationale basée au siège à Maroua.

Deux Coordinations Régionales stratégiques : Le Grand Sud à Yaoundé (Centre, Sud, Est) et le Grand Littoral à Douala (Littoral, Ouest, Nord-Ouest, Sud-Ouest).

Un corps d’élite spécialisé : 35 formateurs techniques, des experts en reporting, des secrétaires comptables et des agents de sensibilisation.

 Nkolnda : Le creuset du réarmement moral et technique

La formation de cinq jours à Nkolnda a agi comme un catalyseur d’harmonisation. Entre exercices de civisme (levée des couleurs, hymne national) et modules techniques, l’objectif était de définir le cadre réglementaire et éthique des volontaires.

« Il est question que, dès le 1er mai prochain, ces volontaires soient sur le terrain pour collecter les données nécessaires à un diagnostic territorial de chaque région et identifier les solutions par rapport aux six piliers de notre programme », précise Monsieur Assamou Ayouba.

 La satisfaction de la Fondatrice : L’avènement d’une « Armée du Bien »

Pour Mme FIRIDA FALAÏNA Epse HARA, Fondatrice de l’ICFESW, cette étape à Nkolnda représente l’aboutissement d’un rêve de solidarité nationale. Elle se dit comblée par la qualité et l’engagement du collectif formé.

« Ma satisfaction est totale devant ce collectif de travail que nous venons de consolider ici à Nkolnda. Passer d’une action localisée à un déploiement national est une étape historique pour l’ICFESW. Je vois en ces 160 jeunes non pas seulement des travailleurs, mais des ambassadeurs de la dignité humaine. Avec l’appui de notre tutelle, le MINJEC, nous sommes prêts à apporter ce changement tant attendu dans les foyers camerounais. »

 Cap sur le 1er mai : L’insertion par le métier…

La phase pilote qui s’ouvre verra les formateurs techniques encadrer les jeunes vulnérables dans des métiers porteurs : pisciculture, agriculture, hôtellerie, restauration, soudure ou encore secrétariat bureautique.

L’ICFESW ne se contente plus de soigner les plaies du passé ; elle forge les outils de l’autonomie future. Le rendez-vous est pris sur le terrain pour transformer ces acquis académiques en réalités socio-économiques tangibles pour tout le Cameroun.

Aristide Bessengue

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