Alors que l’épidémie fait un retour inquiétant, avec plus de 130 morts et plus de 500 cas enregistrés depuis le 16 Mai 2026, des questions se posent sur la résurgence de la maladie toujours en RDC, depuis la découverte du virus en 1976.
Pour la 17ème fois, l’épidémie Ebola est de retour en République Démocratique du Congo. Le nouveau virus provoqué par la souche dénommée « Bundibugyo » a été déclarée « urgence sanitaire internationale » par l’Organisation Mondiale de la Santé, qui a tenté de rassurer, en indiquant que la maladie se propage rapidement en Afrique centrale, mais le risque de contamination à l’échelle mondiale est « faible ». L’Agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC) a déclaré une « urgence de santé publique » continentale. Cette nouvelle souche a la particularité de ne pas avoir de traitement ni de vaccin disponible, contrairement à la souche « Ebolavirus Zaïre », la plus virulente, responsable de la plupart des précédentes épidémies. Ebola se transmet à l’homme par des animaux infectés. La transmission humaine se fait par les liquides corporels, sueurs, sang, matières fécales. « Ebola se transmet de la mère à l’enfant, du mari à l’épouse, du patient au soignant, du cadavre d’une victime à un parent en deuil », décrivent les spécialistes de l’OMS. Les principaux symptômes sont des fièvres, vomissements, saignements, diarrhées et douleurs abdominales.
Ces 50 dernières années, cette maladie qui provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse a fait plus de 15 000 morts en Afrique. C’est la RDC, ce vaste pays d’Afrique centrale de plus de 100 millions d’habitants en proie aux conflits, qui est la plus touchée. Dans ce pays ravagé par la guerre depuis plusieurs décennies, l’Onu souligne que le virus fait des apparitions à répétition à cause de plusieurs facteurs aggravants comme l’insécurité persistante dans l’Est du pays, la crise humanitaire, la densité urbaine de certaines zones touchées et l’existence d’un vaste réseau de structures médicales informelles compliquant le suivi des malades.
A plusieurs reprises, c’est dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri que la maladie fait plus de ravages. La plus longue en RDC, dans le Nord-Kivu et l’Ituri, a duré près de deux ans entre 2018 et 2020 et fait 2 299 morts. Elle a pu finalement être jugulée après une vaste campagne de vaccination qui avait touché plus de 300 000 personnes. Entre 2014 et 2016 en Afrique de l’Ouest, l’épidémie avait aussi duré deux ans et fait plus de victimes (28 600 cas) et de morts (11 300) que toutes les autres réunies. Elle s’est propagée dans plusieurs pays, partant de Guinée pour atteindre la Sierra Leone et le Libéria voisins.
La nouvelle souche de Ebola qui se propage rapidement dans l’Est de la Rdc fait craindre une contamination à grande échelle, dans un continent où la carte sanitaire est toujours sous perfusion. L’Ouganda qui enregistre déjà des cas a déclaré l’Etat d’épidémie. Une épidémie qui menace aussi la prochaine coupe du monde de football, les USA vont imposer des restrictions et des tests aux ressortissants des pays touchés par la maladie. L’équipe nationale de football de la Rdc, qualifiée pour le mondial ne sera rendra plus à Kinshasa pour communier avec le public avant le départ, les joueurs congolais iront directement aux Etats-Unis. Les autorités américaines ont donné leur feu vert pour l’entrée des joueurs congolais, ce qui ne sera pas le cas pour les supporters.




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