*Le regard de TRISTAN NDONGO
À quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, une question gêne : la FIFA est-elle encore vraiment “apolitique” ?
Le président Gianni Infantino a profité d’une conférence à Mexico pour demander publiquement la grâce du journaliste français Christophe Gleizes, condamné à 7 ans de prison en Algérie le 29 juin 2025 pour “apologie du terrorisme”. L’objectif affiché : qu’il puisse couvrir le Mondial, lui qui avait déjà son accréditation.
Sauf que ce n’est pas la première fois qu’un acteur du football est bloqué par la frontière d’un pays hôte. Il y a quelques mois, un arbitre somalien, visa valide en poche, a été refoulé à son arrivée aux États-Unis. Réponse de la FIFA à l’époque : “Nous n’intervenons pas dans les décisions de souveraineté des États”.
Alors pourquoi intervenir fort pour un journaliste et rester silencieux pour un arbitre ?
Pour la FIFA, la différence tient sans doute aux faits. Christophe Gleizes est condamné pour des échanges avec un dirigeant du MAK, mouvement classé terroriste par l’Algérie. L’arbitre somalien, lui, n’était visé par aucune accusation judiciaire.
Mais pour beaucoup d’observateurs, le message est confus : neutralité stricte quand c’est un arbitre, prise de parole politique quand c’est un journaliste. Difficile alors de ne pas parler de “deux poids, deux mesures”.
Le football veut “unir le monde”. Sa crédibilité passera autant par les buts que par la cohérence de ses dirigeants. À l’heure où 48 nations entrent en scène, les acteurs du jeu attendent des règles claires… pour tous.
Et vous, que pensez-vous de cette différence de traitement ?





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